Du tennis toujours plus beau à jouer et à admirer à Trembley

«Ici, dans le petit village de Peseux, on a aussi du beau tennis», s’enthousiasme Livio Proserpi, membre du comité du Tennis Club Peseux. Il le dit d’autant plus fièrement que le « beau tennis», comme celui de membres féminins évoluant au sein club et classées parmi les 200èmes à 300èmes mondiales, ça ne vous tombe pas dessus un beau jour:  ça se fabrique.

Dans les hauts de Peseux, les belles frappes se fabriquent donc, à travers la volonté d’un comité ambitieux. Livio Proserpi détaille les investissements en infrastructures consentis par le club ces huit dernières années : trois tapis pour les terrains extérieurs et surtout une halle couverte récemment construite sur le hangar des « travaux publics » communaux, pour remplacer la bulle devenue totalement hors d’usage. A Trembley, on joue ainsi sur cinq courts en été et sur deux à la saison froide.

Un autre investissement, formatif celui-là, consiste en la fructueuse collaboration avec l’école de Cristian Villagràn (11e joueur au ranking suisse en 2016). «En trois ans, les moins de 14 ans du club sont passés de 30 à 100 joueurs», confie Livio Proserpi du club. Le trésorier du TC-Peseux suit de très près les affaires du club. Qui a bénéficié du soutien de la Loterie Romande et d’un prêt à échéance variable de l’entreprise Von Arx, où Livio Proserpi exerce également ses talents de gestionnaire.

Pierre Alain Heubi

Des membres du groupe "évolution". (Photo: avantagecv)
Des membres du groupe « évolution ». (Photo: avantagecv)

Sport de riches ?
L’image du sport pour personnes à revenus confortables colle à la peau du tennis. La cotisation pour un enfant de 10 à 15 ans coûte 80 francs tandis que l’école pour la saison d’été revient à Fr. 275.-. Pour Peseux en mieux, un meilleur soutien aux jeunes sportifs de la commune permettrait de valoriser les familles, de rendre l’habitat dans la commune plus attractif et, non des moindres, de faire diminuer les kilomètres parcourus par les parents qui conduisent leurs sportifs en herbes dans des clubs éloignés aux heures de pointe. (pah)

Peseux : «Plus le projet des halles multisports plaira au gens, plus elles auront de chances de voir le jour»

A l’origine de la construction des quartiers à loyers modérés des Tires et du Tombet, Michel Gehret a siégé 20 ans au Conseil communal de Peseux. Comment voit-il son village aujourd’hui ? Interview.

La construction de la Coop a été un projet win-win: pour l'enseigne, pour la commune et pour la population. (Photo: S. Sintz)
La construction de la Coop a été un projet win-win: pour l’enseigne, pour la commune et pour la population. (Photo: S. Sintz)

De nombreux projets ont vu le jour durant vos mandats, quelle était votre recette ?

Michel Gehret: Quand j’étais au département des Travaux publics et de la Police, je prenais un moment chaque semaine pour faire le tour du village et en observer l’état. Je recevais aussi beaucoup d’avis des habitants en faisant mes courses à la Migros ! Si beaucoup de projets ont vu le jour, c’est d’abord le fait que la population était avec nous. Il faut éviter de partir dans l’utopie dans les projets, sans quoi on perd les gens. C’est sans doute la cause de l’échec du projet de Place de la Fontaine.

Avez-vous un exemple de projet qu’il a fallu rendre moins utopique ?

La Coop des Uttins. Le promoteur voulait d’abord un magasin sur deux niveaux. Cela ne plaisait à personne. Le Conseil communal a donc fait une contre-proposition, sur un seul niveau. Coop a non seulement accepté mais elle a même participé au financement du giratoire attenant. Le secret, c’est vraiment de mettre la population et ses intérêts « dans nos projets ».

A Peseux, il reste le grand projet des halles multisports aux Chapons, vous dites « gare aux utopies » ?

Peseux a vraiment une carte à jouer aux Chapons. Plus ce projet plaira au gens, et plus il aura de chances d’exister. Il faut donc concerner la population car, pour que le projet passe le cap en votation, il faut vraiment qu’il puisse devenir « son» projet.

Propos recueillis par Pierre Alain Heubi

Dans le projet des salles multisports de Peseux, les citoyens doivent être associés à la démarche dès ses débuts. Comme ici lors de l'assemblée citoyenne du 14 mai 2016 à Peseux.
Dans le projet des salles multisports de Peseux, les citoyens doivent être associés à la démarche dès ses débuts. Ici lors de l’assemblée citoyenne du 14 mai 2016 à Peseux.